Anatomie : partie 2

ANATOMIE OCCULTE
Le système nerveux
Par Michel Coquet
Avec son aimable autorisation.
 

LES SYSTÈMES NERVEUX

 

Les systèmes nerveux font encore aujourd'hui l'objet de nombreuses recherches et leur complexité est telle que bien des mystères planent encore sur cette partie du corps humain. La science secrète cependant, forte de sa connaissance ancestrale, a depuis longtemps étudié en profondeur cet aspect de l'homme que nous semblons redécouvrir. Nous allons donc essayer d'en analyser très brièvement, et sans prétention technique, les lois essentielles. Nous pouvons tout de suite établir que l'homme est pourvu de deux systèmes nerveux : 

A) Le système nerveux cérébro-spinal ou central, lié à la vie de relation et tout spécialement adapté au plan physique et à la conscience objective. 

B)  Le système périphérique ou organo-végétatif, lui-même doublement constitué. Ce système concerne spécialement la vie intérieure, psychique et divine de l'homme.  

Ces deux systèmes principaux démontrent à nouveau au lecteur, par polarité respective, la grande loi de dualité : Esprit-matière, positif-négatif.

 

A) Le système nerveux cérébro-spinal :

Le système nerveux cérébro-spinal est appelé central en raison de sa localisation à l'intérieur de la moelle épinière de l'épine dorsale. Ce système nerveux appartient à la partie physique de l'homme, c'est-à-dire qu'il  en régit toutes les actions volontaires et objectives.

Ainsi, tout effort musculaire par exemple est vitalisé par ce système dont l'énergie circule dans deux directions par l'intermédiaire des nerfs (un nerf étant, il faut le souligner, le canal matériel et négatif par où s'écoule l'énergie vitale et positive d'un nadi). En effet, les cinq sens peuvent communiquer au cerveau des impressions objectives véhiculées par les nerfs efférents.

Ensuite, des influx nerveux sont renvoyés du cerveau par l'intermédiaire des nerfs efférents afin de vitaliser les actions volontaires que nous utilisons quotidiennement sur le plan physique.

Comme son nom l'indique, le système cérébro-spinal agit en étroite relation avec la matière mentale,  il est donc principalement relié avec le centre frontal et avec la glande pituitaire. La polarité fondamentale de ce système est, répétons-le, essentiellement négative.

 

B) Le système nerveux périphérique et végétatif.

Ce système est le plus mystérieux des deux. Il est lui-même doublement constitué du système orthosympathique d'une part, et du système parasympathique d'autre part.

1)     Le système orthosympathique.

Nous l'appellerons simplement le sympathique. Ce système comprend des fibres nerveuses répandues dans tout l'organisme et tout spécialement dans la  région cervicale avec trois ganglions essentiels

 

·        Le ganglion cervical supérieur.

·        Le ganglion cervical moyen.

·        Le ganglion cervical inférieur.

 

Ces ganglions sont réunis par deux chaînes de ganglions sympathiques répartis de chaque côté des vertèbres de l'épine dorsale ; un côté de la chaîne est négatif, l'autre positif. Ces deux chaînes sont directement reliées aux centres sympathiques de la moelle  épinière (emplacement des çakras) et les nerfs périphériques. Chaque chaîne du sympathique comprend vingt-trois ganglions qui se réunissent finalement au  niveau d'un ganglion impair, le ganglion coccygien. Ce sont ces ganglions positifs et négatifs qui transmettent l'énergie cosmique et psychique de l'intelligence universelle et divine à toutes les parties de l'organisme afin que celles-ci puissent fonctionner  conformément au dessein de l'âme adombrante. Voilà pourquoi les yogis de l'Orient aussi bien que les gnostiques de l'Occident ont donné tant d'importance aux exercices spirituels touchant exclusivement ces ganglions sympathiques. L'ensemble du système nerveux sympathique est le véhicule de ce que l'on nomme un peu nébuleuse ment le subconscient, qui doit lui-même devenir un   jour le véhicule de l'âme. 

2. Le système parasympathique.

Le système parasympathique, ou nerf vague, constitue la seconde partie du système végétatif. Il part du  bulbe rachidien à la base du cerveau (près du centre respiratoire), et innerve la gorge, les poumons, l'aorte, I'oesophage, l'estomac, l'intestin grêle, le pancréas, le foie, la rate, les reins, le côlon et les vaisseaux sanguins des viscères. Les systèmes sympathique et parasympathique sont superposés, c'est-à-dire qu'ils dirigent tous deux la  sécrétion des glandes, la contraction des muscles lisses, etc. Mais, tandis que le sympathique est accélérateur du  coeur, le parasympathique est au contraire inhibiteur. En d'autres termes, les deux systèmes sont antagonistes et conçus pour s'équilibrer réciproquement.

 Dans le cadre du système sympathique, n'omettons pas le nerf pelvien localisé dans le sacrum et concentré en un petit plexus relié au rectum, au côlon descendant, à l'anus, à la vessie et aux parties sexuelles, dont l'importance est très grande lors des hautes initiations. Comme nous le voyons sur la planche, les filets nerveux psychiques du sympathique (appelé aussi   système autonome) parcourent tout l'ensemble du corps de la même manière que ceux du cérébro-spinal.

Le premier, avec sa double polarité (et son double chapelet), alimente le corps en énergie positive et négative, alors que le second, qui est unique (au centre de l'épine dorsale) se borne à envoyer l'énergie motrice dans une direction et les impressions des sens vers le cerveau.  L'écoulement de l'énergie du système sympathique   double se fait par des filets nerveux qui aboutissent à des ganglions placés de façon stratégique dans le corps.

La mission de ces petits transformateurs d'énergie, souvent constitués de filets orthosympathiques et parasympathiques, est de servir de point focal d'énergie et d'accomplir un travail de régénération psychique. Ces ganglions périphériques de moindre importance sont en fait l'expression matérielle d'un grand nombre de çakras moyens et mineurs.

Ces ganglions, que nous appelons dans le présent ouvrage: système périphérique, aboutissent à des plexus qui s'étendent à la manière d'une toile d'araignée sur un muscle ou un organe, et l'interpénètrent dans ses moindres recoins afin de l'alimenter en énergie psychique dont, ne l'oublions pas, la principale caractéristique est d'être thérapeutique. Ainsi, toutes les parties du corps bénéficient de l'énergie du système sympathique.

C) Le système sympathique et le système cérébro-spinal :

Les deux grands systèmes nerveux sympathique (positif) et cérébro-spinal (négatif) ne sont nullement indépendants l'un de l'autre, bien qu'agissant sur deux plans distincts. Entre le système  central et les deux chaînes sympathiques se trouvent des nerfs appelés rameaux communicants gris qui relient (presque en face de chaque vertèbre) les nerfs rachidiens au système sympathique.

Les rameaux blancs de leur côté, attachés aux ganglions sympathiques, transmettent les impressions aller et retour du système sympathique au cérébro-spinal.

En fait, à mesure que l'homme réalise sa divinité et qu'il utilise consciemment son système sympathique, une connexion de plus en plus étroite a lieu entre les deux systèmes par l'intermédiaire des trois centres importants  que sont l'alta-major, le centre Ajna et le centre coronal.

Nous avons dit que les sensations objectives, perçues par les cinq sens, sont transmises au cerveau par le système cérébro-spinal. Il en est tout autrement des sensations perçues par le système nerveux sympathique et psychique. Les cordons nerveux de ce système ont, eux aussi, des plexus à leurs extrémités, et ils sont reliés à toutes  les parties du corps sans exception. Cependant, les sensations reçues sont perçues par des centres récepteurs infiniment plus sensibles que le cerveau. Ces centres sont les çakras et leur mécanisme, les glandes endocrines.

Voilà pourquoi un aveugle peut voir avec sa vue psychique (glande pinéale) des couleurs, des formes, voire des écrits ou des paysages. Les sensations vibratoires ne sont pas captées par les yeux mais par les doigts, le front ou toute autre partie du corps ayant déjà acquis une sensibilité au contact. Les fréquences  vibratoires (ou sensations potentielles) sont transmises aux nerfs sympathiques et à la glande endocrine correspondante qui retransmet la vibration au système cérébro-spinal, par l'intermédiaire des rameaux blancs, où elle sera envoyée au cerveau pour être interprétée  par la conscience objective.

Tel est, excessivement schématisé, le processus de perception psychique. Cette   interprétation dépend en grande partie du bon fonctionnement des deux glandes pituitaire et pinéale. Cette relation entre les deux systèmes est également la   clé des maladies psychosomatiques qui naissent souvent   dans les corps subtils du psychisme inférieur et se   répercutent finalement sur le corps physique dense. On peut donc aisément comprendre que l'harmonie et la   réalisation spirituelle résultent dans une certaine mesure   de l'équilibre et de la bonne entente entre les deux grands systèmes nerveux.

Chacun réagit sur l'autre sans cependant agir autre part que sur son propre plan. Notons aussi que le système sympathique est un instrument indispensable car il permet à l'âme de fonctionner sur le plan physique par l'intermédiaire du corps psychique.

Le système cérébro-spinal a son siège dans le cerveau, le sympathique a le sien dans le cervelet et les centres qui s'y rattachent. Enfin, à titre d'information, précisons que les systèmes nerveux pris comme un tout sont régis par Vénus.